high school musical

Un téléfilm tout en musique pour une jeunesse dorée évoluant dans un monde à part entre esthétisme parfait et insouciance endiablée... A lire à 2 niveaux mais détente assurée !

Troy Bolton (Zac Efron) est un jeune ado star de son équipe de basket du collège : Les Wildcats. Beau et sportif, il déclenche les furies féminines de son entourage à tous les coups. Un soir de Nouvel An alors qu'il est en vacances avec ses parents, Troy rencontre la jolie Gabriella dont il tombe immédiatement amoureux lors d'un concours de circonstances qui les placent en duo de karaoké. Ni une ni deux, les tourtereaux enflamment la piste et s'en donnent à c½ur joie avant de se quitter précipitamment... Pas de panique, puisque Troy a pris le numéro de Gabriella juste à temps grâce à un nouveau procédé qui permet de noter le numéro juste en prenant une photo !!! (uniquement existant aux USA on suppose...)

Lors de la rentrée, Troy retrouve Gabriella au lycée qui vient d'emménager suite à la mutation de sa mère qui est prof... une aubaine pour le jeune homme qui va apprendre à aimer et s'exprimer tout en étant partagé entre le sport, le chant et celle qu'il aime... heureusement que l'on peut compter sur ses amis...

Vous l'aurez compris : High School Musical c'est les miracles de Lourdes en film : la vie, les bons sentiments, la fête, l'amour tout en douceur, l'amitié plus forte que tout, le sport pour l'équilibre, des parents absolument compréhensifs, aucun soucis, des belles maisons, de l'humour, de la danse, encore de la danse et du chant pour un film au rythme mélodique qui fait bouger et jumper !

Un florilège de rebondissements aussi prévisibles qu'inoffensifs et invraisemblables. Si la logique n'est pas un détail dont le réalisateur Kenny Ortega (chorégraphe de Dirty Dancing) semble vouloir s'encombrer, le film prend assez rapidement la tournure d'un doux rêve plastique et lisse qui coule le long de la peau sans faire de mal. Parfaitement adapté à une certaine cible, le film est parfaitement calibré et bien mené: Des numéros de danse bien orchestrés, des chansons où les acteurs donnent de la voix, des mélodies entêtantes, des soucis de jeunes... Jusqu'ici tout va bien.

Maintenant si on approche le film au-delà et que la lecture s'effectue de manière plus poussée, le film devient vite involontairement drôle parce que sensible et doux comme un agneau. On se demande si les acteurs ont été castés pour leur voix ou leur physique mais certainement pas pour leur don de la comédie. Le scénario accumule les incohérences et le grand n'importe quoi avant de se terminer dans un grand élan de ridicule ou tout est possible. Le doublage français n'arrange rien.

Véritable succès hors-norme pour le public Américain ou les téléchargements et les diffusions sur Disney Channel ont battu tous les records (38 Millions de téléspectateurs sur Disney Channel) High School Musical est un véritable phénomène de société qui risque fort de contaminer la France à la rentrée. Grâce à un casting de jeunes têtes blondes tendance mannequina (Zac Efron en tête) et mode hype and style, l'écran est total et l'évasion assurée comme un doux conte de fée. Déjà encensé sur Disney Channel ou chaque diffusion bat des records, le film tv va de nouveau être diffusé à la rentrée prochaine. Une nouvelle possibilité pour le téléfilm de véhiculer une tonne de messages humains et à la morale bienvenue. On rit, on sourit et malgré tout on se dit que pour les enfants et ados aimant la danse, il s'agit là d'un bon exemple à suivre.

Partagé selon les visions : tour à tour bonne grosse comédie parodique involontaire, bon film de jeunes, fabuleux spectacle de danse et de show entertaining, High School Musical risque fort de surprendre tout en créant un buzz assez spécial. On s'y laisse prendre, on se laisse aller et on passe au final un sacré bon moment... comme quoi le bonheur c'est simple et enfantin. Il suffit d'y prendre goût.

# Postato mercoledì 28 febbraio 2007 09:08

je crois que je l'aime

je crois que je l'aime
Lucas (Vincent Lindon), puissant homme d'affaires, décide demettre toutes les chances de son côté lorsqu'il se sent touché par la grâce d'Elsa (Sandrine Bonnaire), une céramiste talentueuse et indépendante engagée pour créer une fresque au sein de l'entreprise. Lui qui, dans le passé, fut déjà trahi par une femme, désire connaître et comprendre les raisons du célibat d'Elsa. Il engage alors Roland Christin (François Berléand), le détective privé très zélé de son entreprise, qui va installer micros et caméra chez la belle et la prendre en filature. Le système de surveillance trop rapproché, un sumo, un chat et une dépression se mettront en travers de leur route amoureuse...

CRITIQUE. Pierre Jolivet ne s'était encore jamais frotté à la comédie sentimentale. Et, avouons-le, l'état amoureux lui va bien. Dialogues et situations irrésistibles, mais surtout finesse du portrait des personnages principaux. Lindon à la fois homme pressé et blessé qui convoque un ancien des Renseignements généraux pour percer le mystère de l'objet de son désir ou un spécialiste mondial de la céramique pour séduire la belle artiste. Bonnaire en femme à l'apparence forte, allergique aux chats, amie d'un sumo champion du monde, et qui a plus de mal à livrer son coeur que son corps. Les seconds rôles ne sont pas en reste : espionnite aiguë d'un François Berléand qui assure dans une phrase bientôt culte « j'ai travaillé sous Mitterrand, vous savez », secrétaire inquiète, obsédée par la chute des actions. Un film léger, profondément joyeux qui parle, sur une note juste, de la naissance de l'amour et de la peur de s'engager. Franchement, que demander demieux ?

Réalisation : Pierre Jolivet Avec : Sandrine Bonnaire, Vincent Lindon, François Berléand Durée : 1 h 30
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# Postato mercoledì 28 febbraio 2007 08:31

hors de prix

Jean, serveur timide d'un grand hôtel, passe pour un milliardaire aux yeux d'Irène, une aventurière intéressée.
Quand elle découvre qui il est réellement, elle le fuit aussitôt. Mais Jean, amoureux, se lance à sa poursuite et la retrouve sur la Côte d'Azur.
Rapidement ruiné, il finit par adopter le mode de vie de celle qu'il aime et s'installe comme homme de compagnie dans un magnifique palace.
Ce nouveau statut le rapproche d'Irène qui accepte enfin sa présence. Elle lui donne alors des conseils et sans s'en rendre compte, s'attache de plus en plus à lui...

La comédie, c'est un peu comme la pâtisserie : le défi est de faire léger avec du sucre. Cela exige un savant dosage, un talent d'équilibriste ici manifeste dans ce pur délice, nuage d'onctuosité digne de la crème fouettée, auquel il faut ajouter – palace oblige – le pétillant frappé du champagne. Six mois après Quatre Etoiles, le marivaudage amoureux sur fond fastueux de Côte d'Azur est remis au goût du jour, atteignant cette fois une sorte de quintessence de la comédie sophistiquée. Celle-là même attribuée naguère à l'illustre Lubitsch, maître hollywoodien qui a eu en France peu de descendance. Sinon peut-être aujourd'hui Pierre Salvadori. Il ne nous a jamais déçu depuis Les Apprentis, montrant toujours une extrême délicatesse à parler de choses ingrates, de la précarité à la dépression.

Au commencement, un joli malentendu. Un soir, tard, Irène, gigolette aventurière en quête de pigeon, remarque dans le bar désert d'un grand hôtel Jean, sereinement assoupi tel un chat sur un canapé. Elle pense « milliardaire » mais Jean n'est autre que le serveur du bar. Celui-ci se réveille et, tout honteux, ne dit rien. Homme timide, très docile, il ne sait pas dire non – c'est son métier. Il séduit la coquine malgré lui et passe avec elle une nuit inespérée. Lorsqu'elle apprend plus tard qui il est vraiment, elle le plaque fissa. Réconquérir coûte que coûte la belle sera l'obsession de Jean. Il lui faut d'abord payer le prix fort, en fringues, bijoux, restos. Il se ruine pour la garder auprès de lui, allant négocier une dizaine de secondes précieuses avec sa dernière pièce. Elle, de son côté, profite, sans s'avouer ce qu'elle ressent. Les deux n'ont-ils rien en commun ? Comme pour répondre à la question, Jean se met à imiter la croqueuse d'hommes en devenant lui aussi gigolo. A mesure qu'il s'enhardit, la jalousie d'Irène pointe le bout de son nez.

Tout cela ne va pas sans cruauté. L'argent dicte ses ordres injustes et ses caprices, fonde les rapports de pouvoir, de soumission et d'exclusion – ce moment terrible où Irène, sans le sou et en maillot dans le soir qui tombe, grelotte au bord de la piscine. L'élégance suprême de Salvadori est justement de ne pas insister et de dépasser sans la nier cette réalité sociale pour privilégier le jeu et la séduction, y compris celle que procure le luxe. Si servitude il y a, elle est volontaire. Les riches ne sont pas stigmatisés. Même vaincue, l'odieuse Madeleine (Marie-Christine Adam), qui fait de Jean son toutou, reste très classe. C'est le geste, la pantomime, la tenue qui compte ici et ses corollaires, volte-face, pirouette, culbute. Hors de prix, comme tout vrai film burlesque, est un ballet – millimétré – et une épure. Jean promené par une meute de chiens ou métamorphosé en prince viscontien, tout cela obéit à des partis pris très stylisés de mise en scène, dont l'ellipse est reine. Un exemple parmi d'autres : Jean, au bar, prépare un cocktail à Irène, et tend le verre, surmonté d'une petite ombrelle fantaisie. Irène l'accroche à ses cheveux. Tchin. Quelques secondes plus tard, contre-plongée dans l'ascenseur au-dessus d'Irène coiffée de cinq ombrelles. Chapeau.

Il fallait un couple parfaitement complémentaire. Salvadori a pour cela choisi d'unir cinéma parlant et muet. D'un côté, Audrey Tautou, savoureuse en poule de luxe, gouailleuse mais pas trop, qui sort des trucs irrésistibles comme « j'aime pas le caviar, mais je me force, et je me dis qu'un jour, ça viendra ». De l'autre, Gad Elmaleh, pour une fois dans la retenue, gracieux dans les arabesques de ce cinéma graphique pas si éloigné de Tati ou de Keaton. Tout est à sa place, le luxe est luxueux, rendu à son scintillement, et l'amour, qui grise soudain, libère de l'argent. On regarde, charmé, craignant la fausse note. Mais non, tout s'enchaîne et glisse parfaitement. Moment parfait, qui n'a pas de prix en effet.

# Postato martedì 26 dicembre 2006 16:40

devdas

Devdas, le fils d'un riche propriétaire, et Paro, la fille d'un modeste voisin, s'aiment passionnément. Malheureusement, le père de Devdas n'accepte pas l'entrée de Parvati dans sa famille en raison des différences de classe sociale.
Paro va alors épouser contre son gré un propriétaire plus âgé qu'elle, et Devdas, parti à Calcutta, sombre dans l'alcoolisme...

Un roman populaire
Devdas est basé sur le roman homonyme écrit en 1917 par Sarat Chandra Chattopadhyay. Une oeuvre devenue immensément populaire en Inde au fil du temps, considéré comme le Roméo et Juliette local. Pour de nombreux spécialistes, Devdas est devenu "un point de référence mythologique pour le cinéma hindi".

Plusieurs adaptations
Symbole de la popularité sans égal du roman de Sarat Chandra Chattopadhyay, pas moins de dix adaptations du livre ont vu le jour en Inde de 1928 à nos jours, passant du muet à l'hindi et à différentes autres langues indiennes. Parmi les versions les plus marquantes, le Devdas de Bimal Roy a établi la popularité de l'acteur Dilip Kumar en 1955.

Chansons et danses
Pour son Devdas, le réalisateur Sanjay Leela Bhansali a choisi d'inclure de nombreux numéros musicaux, chantés ou dansés. Pas moins de deux ans et demi ont ainsi été nécessaires à la composition de tous les morceaux, chaque chanson prenant par ailleurs dix jours à être enregistrée.

Difficultés climatiques
La production de Devdas a souffert des conditions climatiques particulières à l'Inde. Ainsi le lac autour duquel une large partie des décors ont été construit s'est-il asséché au fur et à mesure du tournage, posant de nombreux problèmes de raccord. Quant à la pluie, elle a considérablement gêné la construction du palais de Paro, même si celle-ci avait été planifiée de novembre à juin, les mois sans mousson. Les chutes d'eau incessantes ont obligé les équipes techniques à repeindre le décor à plusieurs reprises.

Costumes travaillés
Dans la grande tradition des films indiens, Devdas montre d'impressionnants costumes, confectionnés pour la plupart à partir de pièces trouvées à Calcutta. Ainsi les sarees (habits féminins traditionnels) portés par Paro tout au long du film ont été fabriqués à partir de 600 saree achetés.

Présenté à Cannes
Présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2002, Devdas a été sélectionné pour représenter l'Inde à la cérémonie des Oscars 2003, même si le film n'a finalement pas été retenu dans les nominations. Devdas a également été nommé aux BAFTAS (British Academy Film Awards), dans la catégorie Meilleur film en langue non anglaise.
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# Postato sabato 11 novembre 2006 11:56

Modificato sabato 02 dicembre 2006 14:07

le dernier métro

le dernier métro
La vie du Theatre Montmartre sous l'Occupation. En sachant que le directeur Lucas Steiner est un israelite d'origine allemande et qu'il est caché dans les caves du théâtre avec pour seul lien avec l'extérieur sa femme, Marion.

En 1981, ce film obtient 10 César dont le meilleur film, meilleur réalisateur, meilleurs acteur et actrice et meilleur scénario pour Truffaut associé à Suzanne Schiffman

Film le plus riche et le plus accompli de Truffaut, il aborde de nombreux thèmes: L'occupation allemande, les bouleversements et les attitudes qu'elle entraînent, les résonances entre la vie réelle et la fiction théâtrale et comme dans Fahrenheit 451 les mécanismes de défense contre l'oppression et l'obscurantisme. L'homosexualité masculine et féminine est abordée avec tolérance. Le triangle central, une femme et deux hommes (comme dans Jules et Jim) est sauvé par l'intelligence et la création.

César 1981 du Meilleur film, du Meilleur réalisateur (François Truffaut), du Meileur acteur (Gérard Depardieu), de la Meilleur actrice (Catherine Deneuve).
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# Postato sabato 04 novembre 2006 13:13